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La voce di Bronislaw Geremek a Radio Radicale

Pubblicato il 15 Luglio 2008
Bronislav GeremekBronislav Geremek

E' morto domenica scorsa Bronislaw Geremek, tra i fondatori di Solidarnosc, intellettuale, storico polacco, europarlamentare.

E’ morto domenica scorsa Bronislaw Geremek, intellettuale, storico polacco, tra i membri fondatori di Solidarnosc, in carcere per due anni e mezzo all’avvento del regime del generale Jaruzelsky e artefice poi della Tavola rotonda che garantì alla Polonia la transizione pacifica che la traghettò fuori dal regime comunista. Era nato nel ghetto di Varsavia e riuscì, a differenza di suo padre e di suo fratello, ad evitare il campo di concentramento di Auschwitz e di Bergen Belsen. Fuggì da Varsavia con la madre e vi fece ritorno a 16 anni. Studiò a Parigi, fu storico medievalista. Lo appassionarono il tema della povertà e dell’esclusione sociale, della marginalità e della prostituzione nell’epoca medievale. Aderì al comunismo nel 1950, ma lasciò il Partito operaio unificato polacco a seguito della repressione sovietica della rivolta di Praga nel 1968 e dei pogrom contro gli ebrei scatenati dal regime polacco in quell’anno. Tornò alla politica all’inizio degli anni ‘80, per dare vita a quella opposizione democratica da cui nascerà il primo sindacato libero dei regimi comunisti, Solidarnosc. Fu ministro degli Esteri del suo Paese, tra il 1997 e il 2000 e si adoperò perché entrasse nella Nato. Alla sfida dell’Europa consacrò gran parte delle sue energie: era deputato del Parlamento europeo e i radicali, con il gruppo dell’Alde, lo avrebbero voluto presidente dell’Assemblea di Strasburgo, nel 2004. La spuntò il candidato Borrell con 388 voti, grazie all’accordo tra Pse e Ppe, ma a Geremek ne andarono ben 208.

Nel 2007 la Polonia dei fratelli Lech e Jaroslaw Kaczinsky tentò di privarlo del suo mandato di europarlamentare per punirne l’insubordinazione alla legge della cosiddetta ‘lustracja’, che intimava ai cittadini polacchi di autodenunciare le loro eventuali collaborazioni con la polizia politica dell’èra comunista. Geremek rifiutò, stigmatizzando la deriva verso la creazione di una “polizia della memoria” e di un “ministero della verità” nel suo Paese.

Per Geremek l’Europa era una sfida ed una risposta al populismo: una sfida per la costruzione di una società aperta che non si stancava di invocare, anche dopo l’ennesima bocciatura venuta dal referendum irlandese. L’Europa in cui credeva doveva dimostrarsi pronta ad accogliere la Turchia e Israele, come testimoniano le interviste di Geremek a Radio Radicale. Faceva infatti parte di quella Commissione indipendente che nel 2004 si era proposta l’obiettivo di valutare i progressi realizzati dalla Turchia nel suo percorso di adesione all’Ue. A Seul, le strade di Geremek e quella dei radicali, si incrociarono invece nel 2002, in occasione della riunione della cosiddetta ‘Community of democracy’, cui presero parte il premio Nobel per la pace Aung San Suu Kyi, il Presidente del Comitato Vietnam per i diritti umani Vo Van Ai, Emma Bonino.

Seul, durante la riunione della Conferenza ministeriale della Community of democracies, 11 novembre 2002

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Intervista di David Carretta a Bruxelles, il 6 dicembre 2004, sulla Turchia nell’Unione Europea.

Intervista di Carretta su Israele nell’Unione Europea

La lecture di Altiero Spinelli, il 30 ottobre 2007 all’Università di Torino, un lungo intervento appassionato, in francese.

L’ultimo intervento a Milano, sull’allargamento europeo, il 16 giugno 2008

L’intervento sul quotidiano Le Monde nei giorni della legge sulla lustracja in Polonia.

Pourquoi je refuse la « lustration » par Bronislaw Geremek

da Le Monde, 27.04.07

‘L’ Europe centrale n’arrive toujours pas à régler ses comptes avec son passé communiste. Cela concerne non seulement le plan de l’analyse et de la réflexion, mais aussi le plan politique.

Pour définir l’action nouvelle des autorités publiques visant à mettre au clair la collaboration des individus avec la police politique du régime communiste et à interdire aux personnes compromises de participer à la vie publique, les Tchèques ont introduit le terme de « lustration ». Tous les autres pays de la région ont repris ce terme, mais en lui donnant des contenus différents.

La Pologne, depuis le tournant de 1989, a entrepris à plusieurs reprises de régler le problème sans suivre l’exemple de l’Allemagne, qui a ouvert largement l’accès aux archives des services de sécurité. Ainsi donc, depuis plusieurs années, on était tenu de déclarer, lors de toutes les élections en Pologne, si l’on avait collaboré avec les services de sécurité et de procéder de la même façon si l’on acceptait un poste dans l’administration de l’Etat.

En conséquence, j’ai eu à signer, plusieurs fois, une déclaration selon laquelle je n’avais pas collaboré avec les services secrets. Je l’ai fait aussi en 2004, en me présentant aux élections européennes. Mais, en mars 2007, on m’a demandé une nouvelle fois de signer une telle déclaration, sous peine d’être privé de mon mandat d’eurodéputé en vertu de la nouvelle loi sur la lustration. Il est vrai que c’est une exigence humiliante et sans fondement, mais ce n’est pas la raison de ma décision de refuser de me plier à cette demande. Je cherche à exprimer, par ce refus, mon attitude à l’égard de la nouvelle loi. Je la trouve inacceptable dans l’Europe démocratique.

Cette loi veut soumettre aux procédures de lustration entre 400 000 et 700 000 individus. Un institut spécial, portant le nom d’Institut de la mémoire nationale, est devenu le dépositaire des archives de la police et a obtenu le droit de porter des jugements sans que la justice puisse s’en charger. Les journalistes, ainsi que les enseignants, y sont aussi soumis.

Je crois que la loi de lustration dans sa forme actuelle viole les règles morales et menace la liberté d’expression, l’indépendance des médias et l’autonomie des universités. Elle engendre une forme de « ministère de la vérité » et de « police de la mémoire ». Elle désarme le citoyen face aux campagnes de calomnies, en affaiblissant la protection légale de ses droits.

En refusant de signer la déclaration, je veux exprimer ma condamnation de cette loi. Ce n’est pas une action politique. Je voudrais que mon refus puisse faire réfléchir les autorités, afin que celles-ci donnent satisfaction aux inquiétudes morales des citoyens. Une telle loi exprime une façon de gouverner dans laquelle le pouvoir est fondé sur l’exploitation et la création de conflits. Elle suscite un sentiment d’inquiétude et de dépendance complète du citoyen à l’égard du pouvoir.

La Pologne est un pays libre et démocratique, bien ancré dans l’Union européenne. Je voudrais que la société se mobilise pour faire disparaître les mauvaises lois et mettre fin à ces méthodes de gouvernement. Je ne plaide pas pour ma cause personnelle. Je plaide pour la Pologne démocratique et européenne”.